Formation 2026 de l'ILGA-Afrique sur les mécanismes des droits de l'homme et le renforcement du mouvement

Introduction

Pourquoi cette formation est-elle importante ?

Partout en Afrique, les militant·e·s LGBTIQ+ continuent de s’organiser dans un contexte marqué par la criminalisation, la violence, le rétrécissement de l’espace civique et l’escalade de la rhétorique anti-droits. Parallèlement, les mécanismes régionaux et internationaux de défense des droits humains restent des espaces importants pour la visibilité, la responsabilisation, la formulation de recommandations et l’exercice de pressions sur les États. L’ILGA Pan-Afrique s’est investie depuis plusieurs années dans le renforcement des capacités des militant·e·s à utiliser ces espaces plus efficacement.

Qui peut postuler ?

Nous invitons les militant·e·s LGBTIQ+, les juristes et les chercheur·euse·s qui :

1. sont basés en Afrique. La priorité sera donnée aux candidats issus d’États africains dont l’examen est prévu devant la CADHP ou le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2027–2028 ;

2. font preuve d’un engagement manifeste en faveur de la défense des droits SOGIESC au niveau national, régional ou mondial ;

3. peuvent s'engager à participer à toutes les journées de formation et au mentorat post-formation.

La diversité en matière de genre, de provenance géographique, de langue et de situation de handicap guidera la sélection finale.

Résultats d'apprentissage

À l'issue de la formation :

1. Les participants auront une meilleure connaissance pratique des mandats, des procédures et des calendriers des principaux mécanismes des droits humains pertinents pour le plaidoyer en faveur des personnes LGBTIQ+ en Afrique.

2. Les participants seront en mesure d'identifier les points d'entrée les plus pertinents pour le plaidoyer dans leur pays et sur les questions qui les concernent, et de les aligner sur le calendrier politique et l'état de préparation de leur organisation.

3. Les participants auront amélioré leurs compétences pratiques en matière de rédaction de soumissions, de recommandations, de notes de plaidoyer et de communications destinées au public liées aux processus d'examen.

4. Les organisations participantes sont mieux préparées en interne à soutenir le plaidoyer fondé sur les mécanismes grâce à une meilleure planification, des communications plus claires, une budgétisation plus solide et des approches plus réalistes en matière de mobilisation des ressources.

5. Chaque participant, ou groupe de pays le cas échéant, repart avec un projet de plan d'action qui relie l'engagement auprès des mécanismes au développement organisationnel et aux étapes de suivi.

6. Les participants restent en contact grâce à une structure d’apprentissage entre pairs et d’accompagnement qui favorise la poursuite de la mise en pratique de la formation après l’atelier présentiel.