Acheteriez-vous un séjour cinématographique ?
Le tourisme du 7e Art...de l'évasion à l'émotion.
Le 7e art repose sur la création d’émotions par l’image et le son. Ce faisant, il associe dans l’esprit des spectateurs des espaces géographiques (les destinations) à des moments de plaisir qu’il fera bon de s’approprier dans le cadre d’un séjour. Ainsi, certains feront du ciné-tourisme pour découvrir des lieux réels tandis que d’autres seront carrément interpelés par la recherche de lieux imaginaires qui n’existent que dans l’hyper réalité du 7e art (sites de tournage de Star Wars, en Tunisie, par exemple, ou de la saga des Lord of the Ring, en Nouvelle-Zélande).Le ciné-tourisme n’est pas nouveau : il a été observé pour la première fois à la fin des années 1930. En effet, c’est dans le sillon du succès du film Mutiny on the Bounty (1935), tourné à Tahiti, que le tourisme a pris forme dans ces îles du Pacifique. Le phénomène s’est accentué dans les décennies suivantes, par l’émergence d’un intérêt touristique pour d’autres espaces géographiques, jusque là ignorés du monde du voyage d’agrément, grâces à des films comme Niagara (1953), Bridge on the River Kwai (1958) et Lawrence of Arabia (1962). Mais aucun film n’aura un impact aussi grand que The Sound of Music (1965) qui continue de produire, bon an mal an, plus de 300 000 visiteurs attirés par la ville de Salzburg dans l’espoir d’y reconnaître un élément (marqueur) du film. Car le ciné-tourisme donne toute sa raison à la relation entre le visiteur et le marqueur de MacCannell (1976).
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